2011 09 25 Trail des Aiguilles Rouges

Publié le 6 Octobre 2011

Le lien sur le récit sur Kikourou:




Après la bonne claque du TOE, après la grosse rouste de la TDS, qu’est ce qui allait m’attendre au Trail des Aiguilles Rouges ?

 

Voilà donc un trail pas du tout prévu au début de ma saison.

En fait de retour à la maison suite à mon abandon sur la TDS (un peu énervé tout de même), je m’y inscrit presque illico.

 

La reprise s’est faite rapidement après la TDS, ponctué même par le triathlon CD d’Aix les Bains.

 

Tout va bien !

 

Dimanche matin, le réveil sonne très, très tôt : 01H45… Pas réfléchir, surtout pas…

 

4H moins quelques choses je récupère mon dossard sur la place du triangle de l’amitié à Cham.

Il fait vraiment très bon, doux, je suis en short, T-shirt, manchette, windstopper sans manche et je n’ai pas du tout froid. Nickel.

 

L’heure du départ approche et je rentre assez tard dans le « paddock ». Je me faufile un peu et doit me retrouver tranquillement milieu / 1er tiers. J’en profite pour quitter ma Windstopper, il fait vraiment bon !

 

Le départ est donné. C’est parti.

Comme tout départ, chacun prend son rythme, se frotte un peu, cherche à sauter une place… bref un départ de trail où chacun en veut.

La montée se passe bien pour moi.

C’est rigolo, cette année ou je cours sans bâtons (sauf TDS), je trouve les « bâtonnés » pénibles, et un peu limite parfois (les bâtons qui volent devant tes yeux, qui viennent voir si t’as mis des chaussettes ou pas, qui débordent sur le bas-côté au moment où tu cherche à passer).

 

Perdu dans la lueur des frontales, j’ai quand même encore la lucidité de remarquer que cette montée est en fait en grande partie la descente finale de l’UTMB.

 

Ce qui nous amène donc à la Flègère. Je remets ma Windstopper sans manche. Petite relance, petit bout de descente et on repart sur la partie finale jusqu’au lac Blanc.

 

Je suis en fait déjà à fond dans ma bulle, dans ma course.

 

Un peu plus haut, j’enfile mes gants. TAR1

Passage au lac Blanc. On attaque la descente vers le Buet. Première partie en balcon, terrain technique, je regrette de n’avoir pris que la petite frontale Tikka.

Mais ça ne va pas trop mal quand même car je reprends tranquillement du monde devant.

 

Descente par Tête au Vent, le jour commence à bien pointer son nez. Ca fait du bien, comme toujours juste avant le levée du jour, j’ai mon petit coup de fatigue.

Je continue à remonter, c’est agréable techniquement de se sentir à l’aise. Un gars semble ne pas apprécier que je force un peu le passage…en même temps cela faisait un petit moment que j’étais coincé derrière lui… chacun son rythme, il me semble.

Col des Montets : du « monde » pour assurer la traversée de la route. Bien sympa !

 

Puis c’est la descente vers Vallorcine. Je mets une petite cartouche !

Un parce que je n’ai pas envie que les gars que j’ai passé en descente me revienne dessus , et surtout deux parce que c’est par là que ça doit passer aussi si je veux faire une belle course : faut en donner tout le temps !

 

Mais bien avant Vallorcine, le Buet : ravito !

Je refais le plein de mes bidons : un eau plate et l’autre mix coca + eau (1/3, 2/3). Pas de soupe par contre (ou je n’ai pas vu ).

Je repars très vite avec une tranche de pain que je mange en marchant sur le chemin.

 

Après le ravito, c’est tout agité. Puis chacun reprend son rythme.

 

Le cheminement est magnifique, la vallée sous le refuge de la Pierre à Berard tout autant.

Faudra y retourner pour le plaisir avec le Fredo... en course je suis trop à fond dedans et profite pas assez !

 

On passe le refuge. J’ai fais une belle montée, régulière, à mon rythme.

Même eu le temps d’échanger 2, 3 trucs avec un corse sympa (si, si Julien et Alex ;-).

Mais dans le final vers le Col de Salenton, je commence à coincer un peu.

Je tourne depuis le début avec un gel par heure depuis la première demi-heure de course. Mais là, faut que je recharge un peu. Je me fais une « gourde » de crème de marron.

 

Passage au col et direct dans la pente. C’est bien raide. Ca rappelle les descentes dans les cols de l’Oisans.

Puis des alpages. J’essai de manger une barre de céréale.

J’ai un coup de « c’est un peu long ».

Puis on a droit à une petite remontée. Je coince un peu… limite crampe derrière le genou/cuisse. Je temporise. « Monte tranquille, garde ton rythme. »

Allez la bosse passe, je m’octroie une pause pipi, puis je repars tranquille.

Je continue un peu à perdre le fil le temps d’arriver à brancher mon téléphone (qui me sert de MP3) et mettre mes écouteurs.

Ca me distrait et finalement me remet dans la course.

 

J’arrive au ravito de Moede Anterne. Je m’arrête de nouveau assez peu et redémarre en mangeant une poignée de TUC. On repart rapidement dans la pente.

Descente sympa, où je suis tout seul. Ca fait du bien de se retrouver un peu « tranquille ».

 

Encouragement sympa au Pont d’Arlevé qui marque le début de la dernière grosse montée.

Je prends mon rythme, mais essaye de relancer sans à-coup dès que possible… Bon ça n’empêche pas de me faire passer par 4, 5 gars mais je reste en course !

Bon je pioche quand même, mais l’esprit est là et je ne lâche rien.   TAR2

Dans la partie qui se raidit avant le col, je me fais rejoindre par un gars qui reste dans ma roue. Mais après le col du Brévent en rattrapant un autre concurrent j’arrive à les lâcher… Bon ça va pas si mal : les autres souffrent aussi .

Chemin carrossable pour arriver au ravito du Brévent.

J’essai de ne pas trop m’attarder, mais bois quand même un bol de soupe et repars en mangeant de nouveau une poignée de TUC.

 

Bon on m’a annoncé dans les 100. Mon objectif jusqu’en bas va être d’y rester. Car en fait je me sens un peu cuit et j’ai peur de me faire remonter… sauf qu’on est en fait tous un peu pareil !

 TAR3

Ca file jusqu’à l’Aiguillette des Houches… ambiance sympa et pleins d’encouragements !

 

Allez là ça bascule pour de la grosse descente !

 

J’essai de rien lâcher mais me fait rapidement reprendre par un gars vraiment léger et à l’aise. Ca me file un coup au moral mais en même temps ça me booste !

Du coup il me lâche mais j’ai réussi à reprendre du rythme.

Et finalement c’est moi qui vais remonter 6 personnes dans la descente.

Mais purée elle pique quand même les jambes !!!

 

Puis on arrive sur le village, succession de bitume /chemin puis bitume final pour rejoindre l’arrivée.

 

Je vois Cécilou… petit coup au cœur car elle est toute seule, Céline et Jo ne sont pas arrivé ? Mais ouf, je vois Cécile faire un signe et je les vois enfin !

 

Allez y a plus qu’à finir.

  Trail-Aiguilles-Rouges 7247

Chrono : 9H00 et 50 secondes, si ça s’est pas précis !

 TAR4

82eme sur 561 classé (643 partants)

19eme V1H sur 165 partants : premier bon résultat en tant que vétéran .

 

Wahouuuuuuu…

Je suis super content, satisfait, soulagé…

Voilà j’« efface » les 2 belles claques de cet été !

 

Vraiment un super résultat pour moi !

Le pied !

Et sur un beau trail.

 

Puis après c’est la tartiflette avec Céline et Jo, et Cécile, Raphaël et l’oncle de Raphaël sur la pelouse près de l’arrivée.

Trail-Aiguilles-Rouges 7251Trail-Aiguilles-Rouges 7252 Trail-Aiguilles-Rouges 7256

Bien cool la présence de Cécile, vraiment sympa de rencontrer Raphael.

Puis c’est le retour sur Annecy après un détour par Cham pour récupérer ma voiture et que Jo mange une petite glace.

 Trail-Aiguilles-Rouges 7288

 

 

Comment dire le plaisir et le soulagement que m’aura donné cette course !

Les déceptions de cet été ne sont surtout pas effacé (il ne faut surtout pas oublier mais en tirer les leçons), mais les déceptions sont « compensé ».

Et confirme la justesse de mes choix au moment de mes abandons…

Ne pas, ne plus aller au-delà…. Juste ne pas se cramer, se dégouter, garder l’envie, rebondir, profiter, performer…

 

 

Et cerise sur le gâteau : la découverte d’un trail superbe, raide, montagneux… un vrai coup de cœur.

 

Rédigé par Philippe Team Trajectoire

Publié dans #LES COMPETS

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H

ça fait plaisir de te voir avec la banane derrière la ligne d'arrivée;)! Voilà une course qui te réconcilie avec le (semi)long?
Sinon un off automnal sera bien difficile à placer. je suis out de out, la faute au boulot, un physique et un moral dans les chaussettes! Il va me falloir du temps pour retrouver la forme! .


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P


Ouiiii une bonne banane à l'arrivée... Tu l'as dit ça rebooste son homme.


 


Comme dis dans mon (autre) message pas de souci pour se croiser, cet automne n'est pas porteur... y aura le printemps!