2016 10 02 Trail des Glières - Du haut des lapiaz

Publié le 10 Octobre 2016

Lle lie vers le récit sur Kikourou

Trail des Glières - Du haut des lapiaz - 2016


 

Dimanche matin, 4H00. Yannick et moi nous nous tapons dans nos mains, échange d'un regard, Pan c'est parti... sauf que cette fois on se tire pas la bourre : on part ensemble, on arrive ensemble.

Au menu 65 bornes 4500 m de D+ … même si au final, cela ne fera « que » 61 km et 3900 m !

 

Frontales allumés, ça part dans la nuit, les 3 premières bornes se font plutôt à plat. Pas mon terrain de prédilection. Se chauffer, ne pas trop en donner, accepter d'en voir pas mal nous déposer, se persuader que l'on reverra beaucoup après, mais ne pas se faire marcher dessus non plus !

 

Voilà la mise en jambe est passé, on attaque d'entrée un beau morceau du menu 1200 – 1300 m de D+ à se gaufrer jusqu'à Sous Dîne.

D'entrée je me sens pas mal les jambes tournent bien. Je craignais un peu l'enchainement 15 jours après l'Ecotrail de Sommand, mais non tout va bien et même plutôt pas mal.

Yannick est tout de suite un peu plus dans le dur, les jambes un peu lourdes, pas le grand jour.

Et pourtant, moi donnant le train devant, Yannick s'accroche tout de suite et ne lâcher absolument rien.

Du coup le rythme est joli, la relance à mi-montée se fait dans la foulée, et on attaque la portion finale vers Sous Dînes.

Passage du Monthieu, un duo devant nous peine un peu dans cette partie technique. Pas d'affolement, Yannick est derrière moi, ça ne sert à rien de donner trop d'à coup, autant rester à l'abri derrière.... Sauf que passer le passage avec la corde, mince le technique ce n’est pas leur truc, je passe Yannick suit, on file.

 

J'annonce 15-20 min avant le sommet à Yannick. Ca chemine. J'aime bien cette portion.

Le vent se lève, je commence à avoir légèrement froid, je sors ma veste et la passe. 5 min après c'est Yannick qui est obligé de mettre la sienne, sauf que c'est la pluie cette fois-ci qui fait son apparition.

 

Du coup le passage de ou Dines se fait un peu dans cette énergie de pluie-vent-lutte contre les éléments !

 

Par contre on passe de nuit au sommet, on loupe quelque chose quand même !

 

C'est part dans la descente, technique au début dans les Lapiaz, je me fais plaisir puis temporise un peu pour Yannick.

On file, jolie rincée sous la pluie.

Le terrain se calme, la descente est moins technique, ça file. Nos « moins-technique » sont revenus et sont juste devant nous.

 

Passage au chalet du Landron, descente, traversée du plateau de Champ Laitier, on enquille la bosse direction les Glières.

Elle est tranquille et pas très longue.

Je fais le forcing pour passer un groupe, Yannick suit à chaque fois et s'accroche.

 

Ca y est on redescente sur le plateau, direction le foyer de ski de fond.

17 eme km, premier ravito.

Je suis parti avec 1,8 L, j'ai bu quasiment1,5 L (si ce n'est pour alléger le sac). A partir de maintenant les ravitos seront plus proche, 1L suffira. Tant mieux, je suis content de retrouver un sac « normal »,

Je refais donc le plein, mange une banane et me déclare prêt à repartir à Yannick.

Je file dehors faire un besoin naturel pendant que Yannick finit de se ravitailler.

On repart, nos 2 « moins techniques « sont de nouveau devant.

Cheminement jusqu'au début de la montée à Tête Ronde.

 

On attaque la montée. Je donne le top pour sortir les bâtons.

On est « groupé » avec 2 équipes.

Yannick met un peu moins de jus mais ça monte !

On n’est pas les plus rapides ni les plus lents. Yannick est régulier et tient le choc c’est nickel.

Dommage, le ciel est bouché et on n’aura pas de vue au sommet. Vraiment dommage car j’avais trouvé magnifique l’an dernier et je me faisais un plaisir d’y repasser !

Bénévole super sympa.

On passe les deux petits sommets et c’est parti pour la descente.

On se fait plaisir toujours technique on revient toujours un peu… sauf qu’à un moment manque de vigilance je me prends un rocher dans le genou. Ouille.

Mal sur le coup, en courant ça va. Mais y a quelque chose… 5bon en fait ça ne va pas m’handicaper de toute la course, mais le lundi j’aurais beaucoup de mal à plier le genou, et toute la semaine le genou sera douloureux).

On arrive au chalet d’Ablon alors que l’on voit sur le versant en face de cette petite vallée depuis une borne ou deux ceux qui en repartent !

Je ravitaille express, vide mes grolles et essaie de déplacer ma chaussette car j’ai une ampoule qui se forme sur un doigt du pied gauche. P…n de Salomon, mesh qui se déchire à moins de 200 bornes, chaussant pas adapté à mon pied, laçage qui ne me convient pas … Ampoule ! Première fois en course je pense depuis… je ne sais même pas si ça m’est arrivé !

Bref !

On trace dans la vallée, puis coup de cul pour monter au col du Perthuis. ON va tranquille. On n’est pas les plus rapides, mais au train on reste au contact sans se forcer.

Col du Perthuis, cheminement, on attaque la grimpette au Parmelan.

Repéré en sens inverse dans l’été. Je sais qu’il nous attend un première partie technique raide puis cheminement jusqu’au sommet !

 

2016 10 02 Trail des Glières  - Du haut des lapiaz
2016 10 02 Trail des Glières  - Du haut des lapiaz

On reste sur notre rythme, on avance bien, on ne se déconcentre pas, Yannick tient le rythme et finalement la pilule passe pas mal d’autant plus que c’est la bonne fenêtre météo. On aura même droit au soleil au sommet !

2016 10 02 Trail des Glières  - Du haut des lapiaz

C’est chouette d’ailleurs de passer en course sur un spot d’entrainement.

Bon on attaque la descente, les premiers cailloux sont connu par cœur avant de bifurquer sur la descente vers le Chalet de l’Anglettaz.

 

On arrive au ravito.

Je trace au stand, sauf qu’en fait Luisa la compagne de Yannick est là avec des amies. On prend  quand même 5 min ; on n’est pas des bêtes !

 

Allez on repart. Ca chemine légèrement montant.

Depuis le foyer du ski de fond des Glières, on est toujours un peu avec les mêmes équipes, ça va ça vient au rythme de chacun !

 

On bascule dans la descente vers le Pont de Pierre. Bon belle bavante, on va se languir quand même d’être en bas. Yannick a repris du poil de la bête. J’ai même peur de souffrir à mon tour !

 

2016 10 02 Trail des Glières  - Du haut des lapiaz
2016 10 02 Trail des Glières  - Du haut des lapiaz

Et là sur qui on tombe JuCB et sa douce en bénévole pour nous sécuriser le parcours.

Ca ça donne toujours la banane !

 

Par contre un peu plus loin obligé pour ma part de faire un arrêt technique. Mais on repart juste devant l’équipe qu’on venait de passer un peu plus haut.

Mais dans la remontée au ravito, il nous dépose !

 

Yannick souffre un peu plus, on temporise.

Ravito.

Et on repart quand l’équipe « moins technique » du début de course arrive.

On attaque la montée.

Lacets du début. Passage du Roc.

2016 10 02 Trail des Glières  - Du haut des lapiaz
2016 10 02 Trail des Glières  - Du haut des lapiaz

Ça revient un peu derrière nous.

J’enclenche le mode encouragement !

Yannick ne lâche rien impressionnant !

C’est magnifique.

On enchaine.

Plateau de Champ Laitier.

Je relance. Yannick approche.

Devant l’équipe qui nous a déposé dans le début du Pont de Pierre semble très loin.

Allez dernière montée pour aller au chalet du Landron, Et va-z-y que je t’relance dès que possible, que Yannick lâche rien, énorme !

 

On arrive au ravito. J’essaie de le préparer un peu, faudrait arriver à repartir avant que l’équipe moins technique arrive.

Je drive un peu Yannick et le booste un peu.

On repart au moment où l’autre équipe arrive.

Nickel. Allez c’est parti reste 9 bornes à descendre.

Je passe devant et imprime le rythme.

Yannick s’accroche derrière c’est nickel !

Balcon d’Usillon, Les kilomètres défilent.

2016 10 02 Trail des Glières  - Du haut des lapiaz
2016 10 02 Trail des Glières  - Du haut des lapiaz

Un bénévole nous annonce l’équipe de devant pas loin.

On fait la jonction au pied de la descente. C’est notre équipe du Pont de Pierre.

Je ne pense qu’il s’attendait à nous revoir.

Sauf que sur ces 3 bornes là, cheminant à plat, je suis une brelle. On se fait poser rapidement. Après s’être fait aussi déposer par une autre équipe (déguisé, respect à eux) qui nous passe tous à un rythme du diable !

 

Allez de notre côté on lâche rien, 2 ça suffit, les derniers petits coups de cul, dernière ligne droite sur le goudron.

Céline, Lola et les parents de Céline me font la surprise d’être là.

 

Allez dernier mètres on franchit la ligne

 

10H35 pour une estimation de 11H00

23e/85 arrivés

 

Super content !

Super binôme !

Super partage !

Super parcours !

 

5 min de discussion avec tout le monde, on file à la douche. Puis c’est la bière bien mérité.

Par contre la météo n’est pas avec nous ni les organisateurs, il se met à bien pleuvoir.

Dommage car tout est fait pour passer un moment sympa sur l’aire d’arrivée.

Mais du coup après la bière on préfère rentrer dans nos pénates !

 

En tout cas super forme en ce moment, même un peu mieux que l’Ecotrail de Sommand 15 j avant, bref je me suis régalé.

Ça fait vraiment plaisir de courir en ressentant ça !

Le fait de me mettre un peu moins sur le fil du rasoir (juste un petit poil en-dessous, je ne pouvais quand même pas beaucoup plus) permet de profiter tout le long et de donner l’impression d’être « tranquille » à son binôme.

Binôme énorme d’ailleurs !!

Au rupteur, rien lâché sur 60 bornes, superbe !

Merci Yannick !

 

Ah oui encore un truc : super trail : parcours dénivelé… Bénévoles au top (pareil avec la météo du jour c’est génial de s’occuper de nous comme ça !).

Course en binôme sur un 60 km c’est un sacré trip !

Bien choisir son coéquipier quand même, hein !

Moi j’avais plutôt super bien choisi !

 


 

En prime le récit qui va bien de Yannick

Deux fois plus de bonheur

En Duo c’est deux fois plus facile ou deux fois plus dur ???   Trail des Glières « Du haut des lapiaz »,  65kms/4500m D+, 02/10/2016. 

Nous voilà au départ en ce dimanche 2 octobre avec Philippe à 4h du matin pour une épreuve en duo (on part ensemble, on court ensemble, on arrive ensemble). J’affectionne particulièrement ce genre d’épreuve  qui donne un coté équipe et partage à notre sport individuel. Sauf qu’aujourd’hui je ne le sens pas trop bien… D’habitude je suis comme un gosse excité et impatient d’en découdre avec ce genre d’épreuve ou il faut passer une dizaine d’heures sur les sentiers mais là j’ai peur de pas être au niveau de mon coéquipier et de faire mon boulet ! Je sais que je manque d’entrainement suite aux vacances de septembre en Andalousie et je n’ai pas fait tout ce que j’aurais voulu depuis que je suis rentré… Et Philippe lui je sais qu’il est en forme voir dans le pic de forme de sa saison même si il est trop modeste pour l’avouer (son résultat du 50kms Sommand  15jours avant parle de lui-même et Strava également !). Ajouté à ça son expérience du long… Moi à contrario j’ai l’impression que mon meilleur niveau de l’année était en début de saison à Gruffy (même si Faverges s’est super bien passé aussi) ce qui est paradoxal pour un trail qui devait juste être une entrée de saison pour prendre la température... Mais le ski de fond ça paye et l’entrainement hivernal/printanier aussi ! Bref de toutes façons aujourd’hui je ne peux pas me cacher et pas le droit de baisser les bras et d’envisagé de rendre le dossard si c’est ça va pas ! Je ne peux pas faire ça à mon binôme. 


Juste avant le départ on échange un regard avec Philippe, on se tape dans la main et il trouve les mots juste au bon moment : « aujourd’hui on va au bout ensemble » simple et efficace ! Nous voilà parti sur les premiers kils roulants. Tout va bien forcement ca je sais faire !  Puis on attaque le premier gros morceau du jour : la montée à Sous Dine. Et même si je flippais de mon état de forme, il m’arrive un truc nouveau en course : je ne suis pas bien dès le début… Pas de jambes ou plutôt trop de jambes… ! J’ai l’impression qu’elles pèsent une tonne chacune (moi qui suis tout sec…). Et Mon Philippe qui me prend quelques mètre et qui donne le tempo…Je m’accroche tant bien que mal en me disant que ça va passer. Bon quand il se retourne et me demande si ça va au bout d’un moment, sans vouloir faire mon Calimero je le mets au parfum que ce n’est pas ça … que j’ai les jambes lourdes…Je vais faire cette montée en serrant les dents et le nez sur l’altimètre pour me dire allez bientôt le sommet, on verra après ! Peu avant le sommet la pluie se joint à nous (ainsi qu’un bon vent) et Philippe sort sa veste et moi je me dis on va bientôt basculer dans la descente, pas besoin. Bon ok 5 min plus tard Philippe me sort ma veste de mon sac… ! On arrive enfin au sommet ou on croise des bénévoles (il y en aura d’ailleurs un nombre fou sur tout le parcours !!! Mais la de nuit à 2000m d’altitude avec la pluie à même pas 6h du matin…c’est bien eux qui ont plus de mérite que nous !). On attaque la descente et pas de répit puisque mon coéquipier de choc est aussi un bon descendeur (que des qualités cet homme-là ! :-D) . Il me distance également un peu car je me méfie pas mal des lapiaz mouillés par cette pluie battante… Allez Yannick bon dieu mais toi un coup de pied au c… car sinon tu vas subir toute la course ! Puis j’aime ça les descentes ! Je relance et adopte un meilleur rythme et retrouve dans la nuit la veste jaune de mon binôme. Sauf que au bout d’un moment je calcul que c’est la bonne veste mais pas le bon bonhomme dedans ! Et allez un coup de turbo en plus et me voilà aux cotés de Philippe. Nous finissons tranquillement la descente qui devient roulante en discutant et plaisantant sur la météo car là c’est un petit déluge.  De nouveau une petite bosse (200m D+) ou Philippe dépasse aisément plusieurs concurrents et fait le rythme et ou je m’accroche. Ça passe ! Mais je comprends aussi à ce moment-là que le moindre bout de sentier pas trop raide qu’on va croiser dans la journée ça va être une relance systématique ! Zéro répit je vous dis ! :-D  S’en suit une petite descente (pas de souvenirs ce celle-ci) pour arriver au premier ravito après 17kms et environ 1600m de D+.


 On est dans les temps du roadbook de Philippe qui nous prévoit 11h de course. On fait le plein des flasks, et je bois un verre d’eau pétillante et je mange des morceaux de bananes (conseil de ma reflexo pour éviter les crampes). La aussi sur le ravito Philippe est plus rapide que moi et il sort m’attendre dehors s’alléger la vessie ! ;-) 


Nous voilà reparti et le jour se lève tout doucement. J’adore les sensations dans ces moments-là, ressentir les éléments la nature qui s’éveille… La pente se durcit pour monter à tête ronde et nous dégainons nos bâtons. Là le fait d’être à deux va m’aider. Car autant d’habitude tous ces gestes (attacher et détacher les bâtons) je les maitrise, la aujourd’hui je galère et tout m’énerve (et bah oui je suis plus à la limite que d’habitude…). La montée de tête ronde se passera plutôt bien (je suis un peu mieux que dans Sous Dine) même si mon Philippe donne encore le tempo avec quelques metres d’avance. Arrivés au sommet ou nous croisons des bénévoles qui nous indiquent une descente boueuse ou il faudra être vigilant. C’est peu dire… La fin de cette descente c’est holiday on boue et même la partie presque plate dans le vallon avant le deuxième ravito sera compliquée. Mais bon on ne va quand même pas marcher sur un terrain roulant !!!


  Nous voilà au deuxième ravito ou on met en place notre routine (plein des flasks, bananes pour moi et soupe cette fois ci). Et on repart, le terrain est assez roulant, on trottine et on alterne avec un peu de marche.  Jusqu’à ce que on entende « hé oh » quelques dizaines de mètres derrière nous. C’est des concurrents qui nous disent qu’on a raté le sentier qui par sur notre droite et qui quitte la piste sur laquelle nous sommes. On les remercie et je plaisante que notre choit à nous était moins raide !  A partir de la on attaque la montée vers le col du pertuis. Je ne suis jamais passé par le mais je sais que quelques passages bien raides nous attendent. Je continue de m’accrocher. Je dirai pas que j’ai de bonnes jambes non plus mais je m’en sors pas trop mal pour un jour bof. Ensuite petite descente, et on monte de nouveau en direction du Parmelan. Là c’est plus que du raide… c’est droit dans les rochers à un moment, on met les mains…la fin de cette montée commence à être longue, j’en bave mais le soleil perce enfin et je suis bien content d’être là. En plus petite motivation personnel, je sais qu’au prochain ravito qui approche Luisa sera la ! De quoi me redonner un coup de boost. Passage au sommet du Parmelan ou on se fait un petit selfie. Ce n’est pas comme si on s’entrainait souvent ici (ah bah si !). Puis on plonge dans la descente qu’on connait bien, le rythme est bon. Quelques mètres de D+ (pour plus de bonheur) avant d’en finir avec la descente qui arrive au chalet de l’Anglettaz lieu du troisième ravito. Et Luisa est bien là avec deux amies. Arrêt bisous pour moi et Philipe qui me regarde quelques mètres plus loin au ravito car il n’avait pas reconnu ces filles qui nous regardaient avec insistance ! J Routine du ravito, puis on discute deux minutes avec Luisa et on repart.


  Ça monte tranquillement et on trottine, une mini descente et ça continue de monter (pas beaucoup) et la surprise ! Je suis bien !!! Je passe devant même et je fais le rythme. Est-ce que ça va durer ? J’ai déjà lu pas mal de ces récits ou un coureur revient de nulle part et se retrouve avec des jambes de folie au bout de plusieurs dizaines de kms. Là on en a 40 dans les pattes déjà. Je rêve que ça m’arrive un jour ! Ça ne serait donc pas une légende ??? Bon fin du suspens ça ne sera pas pour aujourd’hui ! ;-) Mon passage euphorique aura duré un quart d’heure tout au plus ! On plonge ensuite dans une grosse descente qui nous doit nous amener au point le plus bas de la course (mise à part Thorens lieu du départ de de l’arrivée). Petit arrêt technique pour Philippe et nous repartons. On croise le kikou Jucb qui fait partie du nombre fou de bénévoles (il y en de partout je vous dis même ou il y a pas de croisement ni de ravito). La fin de la descente se fait sentir dans un de mes genoux qui commence à me dire qu’il en a marre de ces conneries !  Une fois cette descente finie, on attaque une nouvelle bosse pour rejoindre le quatrième ravitaillement. Et là c’est raide tout de suite ! Mes jambes brulent immédiatement et m’informent qu’elles n’ont plus rien en stock pour moi… Là je ne fais pas le malin car je sais qu’il reste encore une grosse difficulté… Un duo avec qui nous faisons pas mal de chassé croisés nous double. Un des deux me demande si je suis blessé et je lui réponds que non je suis simplement cuit ! On arrive au ravito mais qu’est-ce que ces 150m de D+ m’ont paru long et un enfer…


Ravito avec thé pour moi, puis bananes et plein de flasks par un bénévole (ce qui est devenu une habitude sur les courses de se faire remplir les flasks, mais n’oublions pas de précisé car c’est parce que les bénévoles sont au top) qui en plus me les remets même dans les poches des bretelles de mon sac qui est pourtant encore sur mon dos ! Un service aux petits oignons ! Mais même si l’accueil est bon sur le ravitaillement il nous faut repartir pour monter au pas du roc puis au chalet de Landron (600m D+ L). On se lance dans une montée ou mon super binôme (toujours frais comme un gardon) passe en mode encouragements pour moi. Le début se passe plutôt bien, ça monte mais ce n’est pas un mur non plus et je me mets en marche active bien appuyé des bâtons ce qui donne un rythme non pas fou mais bien correct vu mon état de forme. Ça se complique un peu quand on arrive dans e pas du roc et ses marches hautes comme deux marches classiques, c’est raide, c’est dur et a priori c’est magnifique mais on voit rien vu la météo. Et Mon Philippe qui me parle sans arrêt « Allez Yannick accroche toi », « Allez Yannick c’est bien ». Putain c’est clair que je ne peux pas tout envoyer ch… Je me sors les tripes pour moi, mais surtout pour lui et le binôme qu’on forme aujourd’hui ! On Voit le bout de cette partie difficile et comme toute la journée on relance ! Enfin Philippe relance et moi bah je serre les dents et me revoilà en train de courir. Puis ça monte sur une piste pour rejoindre le ravito c’est moins pentu que le chalet du roc mais quand même… Je n’arrive plus à courir, alors je repasse en mode marche rapide avec les bâtons et Philippe qui sait que j’aime pas les pentes genre kilomètre vertical et voit qu’on est clairement plus dedans me lance « Allez Yannick c’est ton terrain ça ! ». Oui comment te dire…La plus rien n’est mon terrain… Si peut être mon lit !


 Philippe me demande si j’ai besoin de m’arrêter au ravito. La euh oui je veux bien vite fait quand même… Il passe en mode assistance et me remplis ma flask pendant que je mange ! Je ne le sais pas à ce moment-là mais veux éviter le retour d’un binôme qu’on est arrivé a distancer et à maintenir derrière dans la montée du pas du roc. Je finis de manger en repartant et Philippe qui a encore mes bâtons à la main. Un peu plus et hop je grimpais sur son dos !  On attaque la descente des balcons d’Usillon. Je connais je suis venu m’entrainer et vu mon état de fraicheur du moment ça passe pas mal. Une fois dans le rythme j’ai même l’impression qu’on accélère un peu. Je regarde le chrono et comprends qu’on sera en dessous des 11h (bon il y a pas 65kms et 4500m D+ au final mais 60kms et 4000). Je prends du plaisir dans cette descente même si je suis un peu sur la retenue. Je crie a Philippe que les 11h sont dans la poche largement. Nous arrivons tranquillement à la fin de cette descente ou nous retrouvons le binôme qui m’avait demandé si jetais blessé ! Le même me dit tu as retrouvé la forme ? Je réponds que je limite la casse tout en le doublant. Ce à quoi il me répond on vous repassera peut être dans la petite bosse qu’il reste. Il nous reste 3kms plus ou moins sur un terrain plat (a part cette bosse). Pas besoin d’en arriver à celle-ci pour revoir notre binôme nous déposer alors que on court à une allure tout a fait honorable… et enfin un autre binôme déguisé nous passe à une réellement impressionnante. Dernière petite bosse ou je veux courir mais finis par marcher et Philippe qui se met à mon niveau et me pousse dans le dos ! Si on n’est pas en plein esprit duo la !  On retrouve le bitume et le plat sous les encouragements des gens et de Céline et lola, la femme et la fille de Philippe et de ses beaux-parents. Ca y est on franchit la ligne ! Bien content d’en avoir terminé ! 23eme équipe sur 85 classés en 10h35. 


Ce que je garde de cette course c’est que mon super partenaire m’a bien sorti de ma zone de confort ! Une première d’être autant dans le rouge sur une course si longue pour moi. Au début en passant la ligne j’étais déçu d’avoir ralenti notre duo mais au final je me rends compte vu notre place au classement que on a fait une sacrée course !  Merci bien évidement aux bénévoles, mais aussi  à Luisa d’être venu m’apporter un peu d’énergie avec sa présence sur le parcours, à Céline Lola et les beaux-parents de Philippe pour leur présence à l’arrivée. 


Mais surtout à Philippe ! « Mon » Philippe le temps de 60kms, mon partenaire d’entrainement, et mon coach en fin de course !  Au final je ne sais pas si c’est plus facile ou plus dur en duo mais c’est deux fois plus de bonheur !!! 


Et la vidéo officielle

Rédigé par Philippe PL

Publié dans #LES COMPETS

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